En cabinet dentaire, le recours à l’acide hyaluronique doit répondre à une finalité médicale relevant du champ bucco-dentaire. Une demande de correction esthétique du pourtour de la bouche ne suffit pas à établir cette indication.
L’aspect de cette région dépend de plusieurs facteurs, dont certains relèvent de la bouche. Leur part respective ne se devine pas : elle s’évalue à l’examen.
Le terme « péribuccal » désigne la région autour de la bouche. Elle comprend les sillons nasogéniens, ces plis qui descendent des côtés du nez vers les coins de la bouche. Des plis peuvent aussi prolonger ces coins, ou commissures, vers le menton. S’y ajoutent les fines ridules verticales du pourtour.
Les injections des lèvres relèvent d’une page distincte.
L’acide hyaluronique est une molécule présente naturellement dans les tissus. Sous forme de gel injectable, il peut modifier le volume des tissus, puis se résorbe progressivement selon ses caractéristiques. Les gels injectables à destination médicale sont des dispositifs médicaux.
L’aspect du pourtour de la bouche dépend de la peau, des muscles, des tissus graisseux et du soutien osseux et dentaire.
Une perte de dents ou certaines situations d’usure peuvent modifier ce soutien. Elles n’entraînent pas systématiquement une diminution de la hauteur du bas du visage. L’examen permet d’évaluer leur rôle éventuel.
Une prothèse inadaptée peut également intervenir. Là encore, sa part se détermine cliniquement, et non à partir de l’aspect seul.
Une irritation répétée des commissures mérite un examen. Elle peut être liée à une infection, à un facteur local ou à plusieurs facteurs associés. Une prothèse inadaptée peut parfois y contribuer. Ce signe ne suffit pas à conclure à une origine dentaire.
D’autres constats entrent en compte : une usure marquée des dents, des dents absentes, une modification du soutien osseux. Aucun d’eux n’établit à lui seul l’origine d’un pli.
L’examen sert donc à identifier ce qui relève du soin bucco-dentaire, et ce qui n’en relève pas.
Une demande esthétique part de l’apparence : un sillon jugé trop marqué, un pli qui vieillit le visage.
Une indication médicale part d’un constat clinique et d’une finalité de soin. Elle se pose après examen de la bouche, des dents et des tissus.
Une évaluation peut donc conclure qu’aucune injection n’est indiquée. Elle peut aussi orienter vers une prise en charge dentaire, ou vers un autre professionnel.
L’évaluation précède le geste. Elle porte sur votre état de santé général et sur la zone concernée.
Une infection ou une inflammation dans la zone concernée peut conduire à reporter l’injection. Signalez vos traitements, vos allergies et vos antécédents, dont l’herpès labial et les maladies auto-immunes. Signalez également une grossesse ou un allaitement. Les contre-indications et précautions dépendent aussi du produit envisagé.
Un gonflement et des ecchymoses peuvent survenir et sont généralement transitoires. Des complications sont possibles, dont une infection. Des vaisseaux sanguins traversent cette région, et leur obstruction accidentelle lors d’une injection peut provoquer des complications graves.
Une douleur inhabituelle ou croissante, un blanchiment ou un changement de couleur de la peau nécessitent une évaluation médicale immédiate. Contactez immédiatement le professionnel ayant réalisé l’injection. En cas de trouble visuel, appelez le 15 ou le 112.
Le produit se résorbe, donc le résultat n’est pas définitif. Une estimation de durée peut être discutée selon le produit et votre situation, sans garantie.
Le comblement ne corrige pas une éventuelle cause dentaire. Si l’examen identifie un problème de soutien, sa prise en charge doit être discutée. L’ordre des soins dépend du diagnostic.
La peau, les muscles, les tissus graisseux et le soutien osseux et dentaire interviennent tous. Une perte de dents ou une usure peut modifier ce soutien, sans que la hauteur du bas du visage diminue pour autant. L’examen évalue leur rôle éventuel.
C’est un motif d’examen. Plusieurs facteurs peuvent être en cause, dont une infection. Une prothèse inadaptée peut parfois y contribuer. Ce signe seul ne permet pas de conclure.
Le comblement modifie le relief, il ne corrige pas une cause dentaire. Si l’examen identifie un problème de soutien, sa prise en charge se discute. L’ordre des soins dépend du diagnostic.
Des vaisseaux sanguins traversent cette région. Leur obstruction accidentelle lors d’une injection peut provoquer des complications graves. Les signes d’alerte nécessitent une évaluation médicale immédiate.
Cela ne se décide pas à l’avance. Chaque zone a ses indications, ses précautions et ses limites. L’examen précise ce qui relève de quoi, et dans quel ordre.
Vous voyez le bas de votre visage se modifier, sans savoir si vos dents y sont pour quelque chose. C’est une question à laquelle un examen répond mieux qu’un miroir. Le Cabinet de parodontie du Dr Rémy Sierocki vous accueille à Valenciennes pour un bilan bucco-dentaire. L’examen porte sur vos dents, vos gencives et leur support osseux. Vous pouvez prendre rendez-vous au cabinet pour faire le point.